« Les dames d’abord. » Cette formule de politesse, le MILA se l’approprie depuis maintenant cinq ans à travers les RILIFA (Rencontres Internationales de la Littérature Féminine et des Arts). Chaque édition démarre par des activités consacrées aux femmes africaines. Une première journée qui s’ouvre sur des formations et des discussions autour de la création féminine, un moment d’expression et de mise en lumière des talents féminins.
Et ce jeudi 23 juillet 2026, marquant l’ouverture du MILA 9, n’a pas dérogé à cette coutume. Dès 9 heures, pendant que les exposants s’attelaient à la mise en place des stands, le Centre Pilote de Port-Bouët, site officiel du Meeting, abritait déjà les premiers panels de cette première journée.
Les questions relatives au patriarcat, au féminisme et à la condition des femmes créatrices étaient au cœur des échanges. Animés majoritairement par des femmes — auteures, écrivaines, actrices culturelles, journalistes, etc. —, les différents panels ont porté sur les thèmes suivants : « Maternité, carrière et création : le livre, miroir des équilibres impossibles ? », « Les défis de la femme contemporaine face aux attentes sociétales » et « Demain se conjugue au féminin ». Un moment de réflexion, de partage d’expériences personnelles et de mise en lumière des défis auxquels font face les femmes artistes : préjugés, sexisme, discriminations de genre, etc.
Hors des murs du Centre Pilote de Port-Bouët, un autre panel s’est également tenu ce jeudi 23 juillet dans le cadre du MILA. Toujours en faveur des femmes, la Librairie Les Pépites d’Adjamé Williamsville a accueilli un panel autour du thème : « Matriarcat et transmission : ce que les futures générations héritent de l’histoire des femmes. » Au-delà des échanges intellectuels, le public a également pu découvrir les espaces d’exposition consacrés au livre. Riches par des thématiques aussi diversifiées qu’actuelles, le MILA est aussi un événement qui réunit de nombreuses littératures depuis maintenant neuf éditions. C’est une occasion de découvrir des pépites et de se procurer les œuvres d’auteurs venus d’ailleurs.
Le tour des stands permet d’en apprendre davantage sur les littératures étrangères et de découvrir les nouveautés en provenance du Gabon, pays à l’honneur de cette édition, du Burkina Faso, du Tchad et de la Guinée. En plus des délégations étrangères, de grandes maisons d’édition telles qu’Eburnie Éditions et Vallesse Éditions seront présentes jusqu’au samedi 25 juillet pour présenter leurs catalogues et proposer des réductions sur le prix de leurs ouvrages à l’occasion du MILA. Pour rappel, Anzata Ouattara, l’auteure de la célèbre série de nouvelles « Les Coups de la vie » est l’auteur à l’honneur cette année.
