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Gauz : Le 1er Grand Prix Dadié après le décès de Dadié à 101 ans en 2019


Gauz Armand revient sur un moment marquant de sa carrière d’écrivain. En 2019, il inscrivait de manière significative son nom parmi les héritiers de Bernard Binlin Dadié. Le vendredi 17 mai 2019, son roman Camarade Papa a été couronné par le plus prestigieux prix littéraire de Côte d’Ivoire : le Grand Prix national Bernard B. Dadié pour la littérature. À peine deux mois après la disparition du père de la littérature ivoirienne, Gauz a été consacré à l’occasion du Salon international du livre d’Abidjan. Selon Armand Gauz, cette reconnaissance qui porte un « grand nom » est une grande consécration nationale qui a affirmé son niveau à l’international. Ce prix représente pour lui un honneur et une chance extraordinaire. En attendant de découvrir les lauréats de l’édition 2026 des prix nationaux de littérature, lancés du 18 février au 13 mars 2026 par le ministère de la Culture et de la Francophonie, CultureNoushi donne la parole aux écrivains primés lors des précédentes éditions. Gauz : « En 2019, j’ai eu le prix Bernard Dadié pour la littérature ivoirienne. C’était le premier prix après sa mort. Il est mort le 9 mars et, deux semaines après, il y avait le Salon International du Livre d’Abidjan (SILA). Et c’est à cette occasion-là que j’ai reçu le prix Bernard Dadié. Un truc de dingue pour moi, une grande consécration nationale pour mon niveau international. Et en fait, ce qui s’est passé, c’est que moi, deux ans avant, j’avais rencontré Dadié. Il avait 99 ans, 99 ans. Il me parlait de ses projets. Je voyais ce vieil homme qui avait des projets à 99 ans et moi, à mon âge, à cette époque-là, j’avais genre 45 ans ou 46 et j’étais déjà blasé de tout. Et lui, à 99 ans, il avait des projets. Ce vieil homme-là m’a montré ce que ça veut dire être jeune, avoir la capacité de se projeter dans le futur. Et donc ce prix a été, je ne sais même pas, un honneur, mais une chance extraordinaire. Voilà. Et je crois que c’est le plus grand prix national, en réalité, le plus prestigieux, celui qui porte un nom. Et c’est un prix qui porte un nom. Le nom. Voilà ce que représente pour moi le prix Bernard Dadié. »