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Journée internationale de la poésie : « la poésie est célébrée » ou que « le 21 mars célèbre la poésie » ? 

Doit-on dire que « la poésie est célébrée » ou que « le 21 mars célèbre la poésie » ? La nuance, en apparence anodine, révèle en réalité une double dynamique : d’une part, la poésie est objet de célébration ; d’autre part, elle devient elle-même sujet actif, force agissante qui célèbre le monde. C’est dans cette réversibilité que se déploie toute la portée symbolique de cette journée. (On peut enlever ça. L’idée m’est venu tout de suite là)

Chaque 21 mars, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la poésie, instituée en 1999 par l’UNESCO. Loin d’être une simple commémoration symbolique, cette journée se veut un espace de réhabilitation d’un art souvent relégué aux marges, mais qui demeure un instrument essentiel de médiation entre l’homme et le monde.

La poésie, dans sa diversité formelle et culturelle, constitue un lieu privilégié d’expérimentation du langage. Elle déjoue les automatismes discursifs, réinvente les structures de la pensée et ouvre des horizons sensibles nouveaux. Dans un contexte global marqué par les crises écologiques, sociales et identitaires, elle apparaît comme une ressource critique capable de repenser notre rapport au réel. Le poète, en ce sens, n’est pas seulement un artisan du verbe, mais un veilleur, attentif aux tremblements du monde.

En Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, cette journée prend une résonance singulière. Elle se vit dans les, associations universités, les centres culturels et les espaces publics à travers des lectures de poèmes, des panels, des concours littéraires et des performances de slam. Elle ravive la mémoire d’une tradition poétique riche, où l’oralité, la musicalité et l’engagement s’entrelacent. 

Et en parlant d’association, l’école des poètes a initié depuis quelques années la célébration d’une figure poétique. Et cette année, le choix s’est tourné vers Bomou Mamadou. Cette journée rappelle que la poésie n’est pas un luxe esthétique, mais une nécessité anthropologique : celle de dire, autrement, ce qui nous lie au monde et aux autres.