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Meeting international du Livre et des Arts associés (MILA) 2026 : conférence de presse de lancement

La 9e édition du MILA a été officiellement lancée ce vendredi 3 juillet à la bibliothèque Hortense Aka-Anghui de Port-Bouët. Devant un public composé de représentants d’institutions, d’auteurs, d’acteurs culturels et de partenaires, le commissaire général du MILA, Yves Arsène Kouakou, a annoncé les couleurs de cette édition.

Du 23 au 25 juillet se tiendra, au Centre pilote de Port-Bouët, le MILA 9 et les RILIFA – Rencontres Internationales de la Littérature Féminine et des Arts -, qui en sont à leur 5e édition. Le pays invité d’honneur est le Gabon. Selon le commissaire général, cette invitation est un geste de reconnaissance de « la fidélité des acteurs culturels gabonais » vis-à-vis de l’événement. Yves Arsène : « Non seulement, nous avons des similitudes dans nos créations avec le Gabon, mais c’est aussi un pays qui répond toujours présent aux invitations du MILA. »

Placé sous le thème « Ressusciter le futur, visualiser le passé », le MILA se veut un point de rencontre intergénérationnel. Depuis son lancement en 2017, chaque édition met une figure majeure de la littérature à l’honneur afin de créer un espace d’échange entre les jeunes et les anciens.     À travers des personnalités au parcours, à l’œuvre et à l’expérience remarquables, le MILA entend inspirer les jeunes générations. 

Le choix de cette année s’est porté sur Anzata Ouattara, auteure de la célèbre série de nouvelles « Les Coups de la vie ». Écrivaine prolifique avec plus d’une vingtaine d’ouvrages à son actif, elle a été couronnée en 2025 par le Prix National d’Excellence pour la littérature.

Cette conférence de lancement a aussi été l’occasion pour Yves Kouakou de dévoiler les différentes activités riches et variées du MILA 9. Un programme conçu selon l’ambition des initiateurs : rendre la culture accessible à tous et partout. Engagés à vulgariser la lecture, le livre et l’art en général auprès des populations, les organisateurs prévoient d’investir les espaces ou quartiers qui sont laissés pour compte lorsqu’il est question de livre et de culture afin de les rapprocher davantage. « Le MILA va à la rencontre des populations. » À cet effet, les communes d’Adjamé et d’Abobo abriteront des ateliers, des concours, des cafés littéraires et des dédicaces. Les activités s’étendront même à l’extérieur du pays. Une innovation majeure : pour la première fois, le meeting s’exporte hors du continent grâce au partenariat avec l’Association Worilagnon, une association des écrivains ivoiriens résidant en Allemagne. Des activités culturelles se tiendront également avec les membres de l’association et d’autres auteurs vivant en Allemagne.

En plus des rencontres et des spectacles, c’est aussi un moment de valorisation de l’excellence. Plusieurs prix littéraires sont organisés en amont pour saluer les talents des créateurs francophones, notamment le Prix MILA du livre francophone, les Prix MILA de la critique francophone et d’autres distinctions. Afin d’en faire un véritable moment de célébration, les organisateurs prévoient une soirée spéciale pour la remise des distinctions aux lauréats de cette édition des prix littéraires.

Ce rendez-vous annuel, qui occupe désormais une place importante dans l’agenda culturel ivoirien, est aussi une plateforme de rencontre, d’échange entre les littératures francophones, les cultures et les professionnels du livre et de l’art. Sont attendus à Abidjan plusieurs acteurs culturels d’Afrique et d’ailleurs. Plus de 40 personnalités internationales du Burkina Faso, du Sénégal, de la Guinée, de la France, du Tchad, du Bénin et du Cameroun viendront partager leurs expériences et promouvoir leurs œuvres littéraires et artistiques.

La littérature et les créations féminines seront célébrées et mises en avant à travers des tables rondes, des conférences et des distinctions initiées en marge des RILIFA.

Yves Kouakou a par ailleurs clos son propos par un appel aux bonnes volontés pour soutenir l’ambition du MILA en faveur du rayonnement des littératures africaines et faire du MILA 9 un véritable succès.