La capitale de la région du Gbêkê donne une nouvelle dimension au Salon international du livre d’Abidjan, à travers l’initiative « Bouaké fait son SILA ». Ce mercredi 22 avril 2026, la ville a redéfini le rôle de «ville hôte du salon». Cette innovation de «Ville à l’honneur» vise à décentraliser l’événement et à impliquer les acteurs locaux dans la promotion du livre. Afin de concrétiser cette ambition, la régie Puularku, en accord avec le commissariat du SILA, a lancé le « Before SILA » appelé « Bouaké fait son SILA ». Pilotée par Karidjata Diallo, Présidente du comité d’organisation du « Before SILA », directrice de Puularku, cette première édition a permis aux populations du Gbêkê de vivre une avant-première exceptionnelle du salon. Elle a, par ailleurs, exprimé sa satisfaction face à l’engouement et à la mobilisation remarquables de la ville.
Présidé par l’adjoint au maire, Paul Dakuyo, l’événement a réuni plusieurs personnalités politiques, diplomatiques et culturelles, dont Ange Félix N’Dakpri, commissaire général du SILA, qui a animé la conférence inaugurale, et Hélène Lobé, présidente de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI). Tout au long de la journée, l’activité a été marquée par l’enthousiasme et l’intérêt des populations pour le livre. Ce fort engouement a d’ailleurs été salué par Ange Félix N’Dakpri, qui a déclaré : « Depuis le lancement des villes hôtes en 2024, c’est véritablement cette année que nous ressentons pleinement le bonheur et le plaisir de cette expérience », a-t-il confié.
Dès l’ouverture des stands à 8 h à l’Hôtel de ville de Bouaké, les exposants ont été pris d’assaut par parents, enfants, élèves et étudiants, et ce, jusqu’à 16 h. La salle polyvalente de l’Hôtel communal, d’une capacité d’environ 600 places assises, affichait complet, avec plus d’une centaine de participants debout ayant assisté à la cérémonie. Cette première aventure du SILA à l’intérieur du pays a été rythmée par des expositions-ventes, des séances de dédicaces, des conférences et des panels. Plusieurs points de la ville ont abrité des activités éclatées de l’événement. Au Collège TSF s’est tenue une conférence sur « L’importance de la lecture » animée par l’écrivaine Hami Traoré, suivie d’un don de livres à la bibliothèque de l’établissement. À l’Université de Bouaké également, s’est tenu un café littéraire avec le club de lecture de l’American Corner. Le programme s’est terminé sur l’un des moments phares de la journée intitulé « À 15 h Bouaké lit ». Après un compte à rebours de cinq minutes lancé sur plusieurs radios simultanément, toute la ville a marqué une pause pour consacrer cinq minutes à la lecture. Un jeu auquel les autorités locales, les officiels présents, la police et les participants se sont prêtés. Dans l’ordre protocolaire, le SILA s’était rendu à Bouaké pour se présenter et mobiliser les populations et les acteurs locaux à la prochaine édition du salon prévue du 28 avril au 2 mai. Au regard de cette mobilisation et de la richesse des activités proposées, Bouaké confirme ainsi le pari réussi de la décentralisation du SILA.
